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au-dessous du corps à examiner, puis à poser au-dessus de ce corps le thermomètre. Plus la chaleur met de temps à traverser le corps essayé, plus celui-ci la conduit mal. On peut ainsi s’assurer du peu de conductibilité des étoffes de soie, de laine, etc.

L’expérience constate pareillement que les corps qui se distinguent par un plus grand pouvoir absorbant, possèdent aussi un pouvoir rayonnant plus considérable ; par conséquent les corps qui s’échauffent le plus vite sont aussi ceux qui se refroidissent de même.

V.

De ces propriétés résultent une foule d’applications utiles et intéressantes.

Lors donc qu’un corps est destiné à dépenser de la chaleur ou à en recevoir, il faut que sa surface soit noircie, dépolie ou recouverte d’un corps qui remplisse ces conditions ; une feuille de papier gris, une toile fine, etc., suffisent. S’il est au contraire destiné à recevoir le moins possible de chaleur et à en perdre le moins possible, il faut que sa surface ait le plus beau poli ou qu’elle soit recouverte d’un corps ayant cette propriété.

Il est dangereux de poser les pieds nus sur le carreau, tandis que le parquet n’offre pas le même inconvénient; et cela parce que les carreaux possèdent une conductibilité capable de produire subitement dans cette partie du corps un abaissement considérable de tempé-