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fraîcheur ou du froid que nous sentons quand nous y pénétrons pendant l’été. Cependant, la température de ces lieux est à peu près constante ; mais, en hiver, notre corps extérieurement plus froid reçoit de l’enceinte où il pénètre plus de chaleur qu’il n’en donne, et, dans l’été, au contraire, il en perd plus qu’il n’en gagne.

Si l’on prend un verre d’eau chaude et un verre d’eau froide, et que l’on mêle une partie de chacun dans un troisième verre, et qu’ensuite on mette un doigt dans l’eau froide et un doigt dans l’eau chaude, puis successivement ces deux doigts dans l’eau mélangée, le doigt qui a été dans l’eau chaude éprouvera une sensation de froid, et celui qui a été dans l’eau froide, une sensation de chaleur. Ceci suffit pour nous expliquer tous les phénomènes de température.

III.

Il y a donc un rayonnement calorifique comme il y a un rayonnement lumineux, et ces rayonnements obéissent à une même loi.

Les intensités de la chaleur sont en raison inverse des carrés des distances.

Par exemple, si les distances sont 1, 2, 3, 4, etc., les quantités de chaleur reçues aux distances 2, 3, 4, etc., seront 4 fois, 9 fois, 16 fois, etc., moindres qu’à la distance 1.

Ce sont les académiciens de Florence qui trouvèrent, il y a près de deux siècles, que le calorique se réfléchit