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toute l’année à raison de 10 ou 11 environ par heure, dans toutes les directions imaginables, puis les étoiles filantes périodiques, qui apparaissent par essaims, vers les 9, 10 et 11 août, avec une régularité bien remarquable depuis 1842 ; enfin, les étoiles périodiques de novembre, dont les maxima se déplacent irrégulièrement d’une année à l’autre.

Chaque année le nombre des étoiles filantes va en croissant, à partir de la fin de juillet ; cependant ce sont les 9, 10 et 11 août qu’il est le plus marqué. Le maximum a lieu vers le 10 ; mais tantôt ce maximum est très marqué parce que le nombre des météores est double ou triple presque subitement ce jour-là ; d’autres fois il est moins sensible, en sorte que les observateurs non prévenus ou gênés par des nuages pourraient prendre le 9 ou le 11 indifféremment pour la date du point culminant de l’apparition. Des discordances d’un ou de deux jours doivent donc être considérées comme très admissibles, quand il s’agira d’observations anciennes.

Si l’on peut négliger la précession pendant le cours de quelques années, cela n’est plus permis dans l’examen des siècles antérieurs. Si le phénomène du 10 août répond à un même point de l’orbite terrestre, sa date devra diminuer d’un jour à chaque période de 71 années 6 dixièmes, comptées dans le passé ; en sorte que 716 ans, par exemple, avant l’époque actuelle le phénomène a dû arriver vers le 31 juillet.

Les annales chinoises citent une apparition le 5 août 1451 ; le calcul indique le 4 août. Elles mentionnent d’autres apparitions analogues entre le 25 et le 30 août,