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à 30 atmosphères, et qui, au moyen de régulateurs ingénieux, agissant automatiquement, débite l’air atmosphérique sous une faible pression et à la convenance de l’opérateur. Un tube en caoutchouc fait communiquer le réservoir avec la bouche et se termine par un appendice, appelé ferme-bouche, qui s’applique exactement sur les lèvres et les gencives ; un système particulier de deux soupapes assure le jeu régulier de la respiration.

L’appareil complet peut être placé sur les épaules à la manière d’un sac militaire, dont il possède à peu près la forme et le poids. Tout a été prévu dans cette ingénieuse invention : l’air comprimé alimente une lampe de sûreté ; des lunettes destinées à protéger les yeux et un tuyau acoustique lui donnent tous les avantages désirables. Des directeurs de houillères et des ingénieurs en ont constaté l’utilité ; il fonctionne en ce moment pour le sauvetage des épaves du Magenta[1].

II.

M. Gairaud a adressé à l’Académie une note dans laquelle il propose de faire dégager dans les galeries plusieurs étincelles au moyen de l’appareil de M. Ruhmkorff ; s’il y a détonation, le gaz sera détruit ; si, au contraire, après plusieurs reprises, la détonation n’a pas lieu, on peut être en sûreté.

  1. Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1875, 27 décembre.