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laisser aucun doute sur l’existence des volcans sous-marins.

Un nouvel îlot volcanique s’est produit en 1866 dans l’intérieur du vaste cratère qui constitue la rade de Santorin (fig. 78). M. Lenormant a fait remarquer que ce nouvel îlot se trouve précisément à la place où, suivant Cassiodore, Georges le Syncelle et Pline, on vit naître en l’an 19 de notre ère, à la suite d’un tremblement de terre, une petite île qui fut nommée « la Divine » et qui disparut au bout de quelque temps, mais pour reparaître au milieu des mêmes circonstances, et encore pour peu de mois, au printemps de l’an 60. Depuis cette époque elle ne semble pas s’être montrée de nouveau, mais les environs du point où elle vient de revenir au jour étaient demeurés le théâtre d’une action volcanique permanente, qui paraît avoir pris dans les dernières années une intensité toute particulière.

Une note de M. Gorceix, à l’Académie des sciences, résume les phénomènes dont le volcan de Santorin a été le siège. Après cinq ans d’activité, ce volcan est de nouveau rentré dans une période de repos, dont, depuis un siècle et demi, il venait de sortir en 1866 pour la première fois.

Au mois d’octobre 1871, il ne se produisait déjà plus d’éruptions ; le sommet du cratère, recouvert de gros blocs de lave, présente le même aspect que celui de 1707. Quelques fumées s’en échappent encore, mais elles sont presque complètement de vapeur d’eau venant se condenser au milieu des cendres qui couvrent le cône. Cependant, en quelques points, l’activité volcanique se mani-