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ce jour restées enveloppées de ténèbres, et dont l’étude directe serait impossible.

III.

Il n’y a que peu d’années on était loin de soupçonner que toutes les forces de la nature pouvaient se réduire à la modification d’une seule et même puissance, et qu’en dernière analyse les phénomènes auxquels elles donnent naissance ne sont que des formes diverses du mouvement imprimé à la matière, à ses particules, à ses molécules, à ses atomes ou derniers éléments.

On regardait comme bonne, tout au plus, à amuser les cerveaux malades cette hypothèse qui aujourd’hui devient la réalité.

De même que l’on est arrivé à l’unité pour les forces, on y arrive également pour les divers éléments. Il est vrai que la chimie compte un assez grand nombre de corps simples ; mais parce qu’on n’a pas encore pu les décomposer et les réduire à un seul, cela ne veut pas dire qu’ils soient indécomposables.

De grands penseurs et les savants les plus distingués, croient en effet non seulement à la possibilité, mais à la très grande probabilité de l’unité de substance pour tous les corps, c’est-à-dire que tous les corps pourraient être formés d’une seule et même substance : il suffirait qu’ils différassent entre eux par le groupement des atomes, par la disposition des molécules, d’une manière analogue à ce que nous offre, par exemple, le