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En 472, les cendres de ce volcan allèrent tomber jusqu’à Constantinople, à deux cent cinquante lieues.

Dans l’intérieur du cratère, la lave est à l’état de fusion. En 1783, on a pu voir dans le cratère du Vésuve une matière fondue bouillonnant continuellement avec violence, de l’intérieur de laquelle montaient de gros jets s’élevant jusqu’à dix ou douze mètres de hauteur.

Dans le Stromboli, la lave remplit souvent le cratère ; elle présente alors l’aspect du bronze fondu ; elle s’abaisse et s’élève par oscillations, dont les plus grandes ne dépassent pas dix mètres ; en montant, la surface se tuméfie ; il s’y forme de grosses bulles qui détonent fortement en crevant et donnent naissance à un jet de matière fondue. La lave descend en silence, mais elle monte avec un bruit semblable à celui d’un liquide qui s’extravase par une ouverture.

Spallanzani descendit dans le cratère de l’Etna en 1788 ; il vit au fond la lave en fusion bouillonnant légèrement ; elle montait et descendait ; les pierres que l’on y jetait frappaient comme si elles fussent tombées sur de la pâte.

III.

Les volcans peuvent être rangés en deux classes : les volcans centraux et les chaînes volcaniques.

Les volcans centraux forment le centre d’un grand nombre d’éruptions qui ont eu lieu autour d’eux dans tous les sens, d’une manière régulière.

Les volcans qui forment les chaînes volcaniques se