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aurait sa cause dans l’induction magnétique de la terre, tandis que la seconde serait produite par la puissante induction magnétique du soleil. En effet, les radiations de la lumière des aurores boréales s’orientent et convergent vers les pôles magnétiques terrestres, de même que les queues des comètes sont toujours opposées au soleil et dirigées dans le sens de ses rayons, la phosphorescence de ces queues trouvant dans le noyau simple ou multiple des comètes, une cause d’excitation, une sorte d’amorce permanente, et l’on aurait ainsi une explication naturelle de cette particularité singulière du mouvement de toutes les comètes à queues, tandis que les astronomes avaient fait jusqu’ici de vains efforts pour l’expliquer d’une manière satisfaisante[1]. »

De son côté, M. Silbermann, l’habile préparateur du collège de France, communique à l’Académie des sciences un important mémoire, accompagné de dessins à l’appui, duquel on peut déduire : 1° une théorie des aurores boréales et australes, fondée sur l’existence de marées atmosphériques ; 2° l’indication, à l’aide des aurores, de l’existence d’essaims d’étoiles filantes à proximité du globe terrestre. Nous y remarquons principalement les passages suivants :

1° Les aurores boréales s’annoncent par les mêmes signes que les orages : baisse barométrique, hausse thermométrique, sentiment de prostration, odeurs nauséabondes quand c’est une aurore colorée qui se prépare ; elles s’annoncent également par l’existence d’une vapeur

  1. Les Mondes scientifiques, 1867 ; t. XIII.