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action plus vive, tandis que dans le premier cas ces deux actions doivent être à peu près égales pour une distance égale.

M. Perrot, savant distingué, a fait d’ingénieuses expériences pour vérifier de nouveau les lois de l’électricité. Il fait remarquer que l’on rendrait l’action du paratonnerre beaucoup plus efficace en armant son extrémité supérieure d’une couronne de pointes ; que ces pointes multiples, tout en augmentant considérablement la quantité d’électricité fournie par le paratonnerre dans un temps donné, auraient l’avantage de diviser le flux. Chacune d’elles ne serait ainsi traversée que par un courant trop faible pour la fondre, même par les orages les plus violents.

VII.

Il y a quelques années, M. Babinet, de l’Institut, a présenté à l’Académie des sciences, de la part de M. Marchal, de Lunéville, la figure d’un des appareils qui, en Chine, accompagnent toujours les flèches aiguës qui couronnent les tours nombreuses de ce pays, où chaque ville a la sienne.

Suivant l’auteur, les chaînes qui accompagnent la flèche, et qui, partant de son pied, vont rejoindre les angles saillants de la tour, sont de vrais conducteurs de l’agent électrique, dont l’expérience peut avoir fait reconnaître l’efficacité à un peuple bien plus observateur que théoricien.