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parce qu’il y a au-dessous d’eux des masses conductrices plus étendues, qui sont le but caché d’attraction, qui reçoivent au large l’influence et déterminent l’explosion.

Ainsi les lieux les plus exposés sont les lieux qui, étant les plus rapprochés des nuages, sont en même temps découverts, humides et bons conducteurs ; les arbres élevés sur les sommets des coteaux sont soumis à la première condition, les vaisseaux au milieu de la mer sont soumis à la seconde, et il se peut trouver à une hauteur moyenne des localités qui tiennent assez de l’une et de l’autre pour recevoir à la fois les coups les plus fréquents et les plus terribles, car le coup d’un même nuage orageux peut être fort ou faible, suivant l’étendue grande ou petite du corps conducteur qui le fait éclater.

VI.

Le cercle de protection qu’il est permis d’attribuer à un paratonnerre n’est pas fixé d’une manière absolue ; quelques anciennes observations paraissent avoir constaté des coups de foudre sur des parties de bâtiment qui se trouvaient à une distance de la tige égale à trois ou quatre fois sa hauteur au-dessous de leur niveau. En conséquence, à la fin du siècle dernier, c’était une opinion généralement reçue que le cercle de protection du paratonnerre n’avait pour rayon que deux fois la hauteur de la tige. L’instruction de 1823, ayant trouvé cette pratique établie, a cru devoir l’adopter. Cependant elle y apporte quelques restrictions : par exemple, en ce qui