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les commissions successives ont dû penser à modifier la nature de l’extrémité de la tige. Il croit qu’il est possible de revenir à l’idée première, maintenant que l’on sait recouvrir le fer d’un métal, le nickel, qui formera à sa surface un véritable vernis protecteur contre l’oxydation, et possédant la conductibilité nécessaire[1].

Voyons maintenant les phénomènes qui ont lieu, entre le paratonnerre et le nuage orageux. Lorsqu’un nuage orageux passe au-dessus du paratonnerre, l’électricité neutre du métal se trouve décomposée par influence, et cette décomposition s’étend jusqu’au sol par le moyen du conducteur.

Il se produit alors à la pointe de l’appareil un écoulement continu de l’électricité contraire à celle du nuage, qui va recomposer sans secousse une partie de l’électricité de celui-ci et lui ôte ainsi le pouvoir de nuire.

Si l’électricité du nuage n’est pas suffisamment décomposée, et que la foudre éclate, c’est par le cône du cylindre qu’elle pénètre dans la tige et le conducteur, et qu’elle va se neutraliser dans la nappe souterraine, sans causer de dommage à l’édifice que le paratonnerre protège.

III.

Dans un important rapport, la section de physique de l’Académie des sciences fait remarquer qu’autrefois, pour les constructions ordinaires, l’emploi des métaux était

  1. Comptes rendus de l’Académie des sciences, novembre 1875.