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de Paris, dit que Franklin lui avait plusieurs fois répété qu’il y avait quarante ans un homme se tenait sur le bas d’une porte, pendant un orage, lorsque la foudre tomba sur un arbre vis-à-vis de lui, et que, par une espèce de prodige, on trouva ensuite la contre-épreuve de cet arbre sur la poitrine de cet homme.

En 1825, la foudre tomba sur le brigantin Il Buon Servo, à l’ancre dans la baie d’Armiero ; un matelot assis au pied du mât de misaine fut tué, et on remarqua sur son dos une trace légère, jaune et noire, qui partait de son cou et se terminait aux reins, et là était imprimé un fer à cheval parfaitement distinct et de la même grandeur que celui cloué sur le mât.

Le mât de misaine d’un autre brigantin fut foudroyé dans la rade de Zante ; on vit sous la mamelle gauche d’un marinier, qui avait été tué, un numéro 44, que tous ses camarades attestèrent ne pas exister auparavant. Ces deux chiffres, grands, bien formés, avec un point au milieu, étaient parfaitement semblables au numéro en métal attaché à un agrès du bâtiment, placé entre le mât et le lit du marin, qui était endormi lorsqu’il fut foudroyé.

En 1836, la foudre tomba près de Zante, et tua un jeune homme. Le cadavre avait au milieu de l’épaule droite six cercles qui conservaient la couleur de chair, tandis que le reste du corps était noirâtre. Ces cercles, dessinés les uns à la suite des autres, se touchaient en un point. Ils étaient de trois grandeurs différentes, correspondant exactement à celles des pièces de monnaie d’or que le jeune homme avait du côté de sa ceinture.

En 1841, un magistrat du département d’Inde-et-Loire