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vant il aura marqué 758 à 757,5 ; dans les vingt-quatre heures qui précèdent l’ouragan, la baisse atteint 2mm à 2mm,5, et le baromètre marque 755,5 à 755 ; enfin, au moment des violentes rafales, il est à 751 ou 750 environ.

Ce mouvement de baisse dans le baromètre n’est à peu près régulier que lorsque le cyclone s’avance droit sur le lieu de l’observation, car s’il passe au nord ou au sud, à quelque distance, la dernière baisse de 5 millimètres se réduit le plus souvent à 3 et même à 2 millimètres.

Il est de même nécessaire de faire remarquer que la baisse indiquée comme moyenne, en vingt-quatre heures, ne peut être constatée que par un observateur qui reste en place, et non par un navire dont la route peut rapprocher d’un ouragan, et précipiter ainsi l’altération due au mouvement du météore.

XIV.

À l’île de la Réunion, c’est au moins quatre jours d’avance que la première perturbation barométrique se remarque à l’approche d’un ouragan ; et comme dans ces parages l’on accorde au météore une vitesse de translation de 150 à 200 milles en moyenne par vingt-quatre heures, on voit qu’il est alors à une distance de 800 à 900 milles lorsque le baromètre révèle sa présence.

La marée diurne barométrique continue à se faire sentir ; mais, douze heures au moins avant les premières rafales, on observe une altération sensible dans ce phé-