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Ce moyen de reconnaître la distance au centre, par la baisse barométrique en une heure, ne peut servir qu’autant qu’on se trouve sur le passage de ce centre ou tout auprès de son parcours ; si l’on en est un peu éloigné, la baisse moyenne par heure n’est plus la même, et on ne peut pas en conclure la distance.

Mais une chose reconnue, c’est que le minimum de la hauteur barométrique se trouve toujours au centre de l’ouragan, et par conséquent que le baromètre baisse d’autant plus que l’on se rapproche de ce point central.

Ce seul indice est excessivement précieux pour le navigateur, puisqu’il peut connaître, rien que par le mouvement du baromètre, si la route suivie le rapproche ou l’éloigne du centre dangereux. Cet instrument lui indique donc à coup sûr s’il doit ou non modifier la manœuvre qu’il a adoptée.

Il résulte de la comparaison d’un grand nombre de cyclones que la baisse barométrique peut être considérée, en moyenne, comme étant de 0mm,8 à 1mm, soixante-douze heures avant que l’ouragan commence à frapper, et de 1mm,5 quarante-huit heures auparavant : c’est-à-dire que si la hauteur moyenne ordinaire est de 760, le baromètre marquera 759 soixante-douze heures avant les premières rafales, et que quarante-huit heures aupara-