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quartiers. Cependant on en a observé quelques-uns un peu plus élevés que les montagnes de l’île.

Ainsi, les cyclones n’ont guère plus de 3 000 à 4 000 mètres de hauteur au-dessus de l’horizon, souvent même ils n’atteignent pas 3 000 mètres, et si la rencontre d’une terre n’altère ni leur course ni leur nature, elle donne lieu sur les côtes, comme nous venons de le dire, à des modifications très remarquables dans la direction des vents, surtout quand cette terre est dominée par de hautes montagnes.

La saison pendant laquelle se développent les ouragans dans l’hémisphère sud, de l’équateur aux tropiques, est généralement comprise entre les mois de décembre et d’avril inclusivement ; il y a donc cinq mois de surveillance incessante pour les marins qui naviguent dans ces parages.

Ces cinq mois ne sont pas également redoutables, et le relevé des cyclones observés nous apprend que c’est dans le mois de février qu’on en a constaté le plus grand nombre ; vient ensuite le mois de mars, puis le mois de janvier, le mois d’avril, enfin celui de décembre.

Quelques cyclones se font sentir dans les autres mois de l’année, en mai, juin, septembre, octobre et novembre, mais ils sont rares.

Dans les mois de la belle saison, ce n’est qu’exceptionnellement que les cyclones atteignent les longitudes de Maurice et de la Réunion ; ils inclinent généralement vers 65 et 80 degrés de longitude, se rapprochent des deux îles, qui ne sont sérieusement menacées que dans les mois de janvier, février et mars. — Durant l’hivernage, les cyclones se courbent en général et décrivent