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Ainsi, les décharges électriques et les pluies abondantes annoncent la cessation d’un ouragan, ou le passage du centre au loin ; mais il faut remarquer que tous les cyclones n’en sont pas accompagnés.

VI.

Entre 5 et 10 degrés de latitude et 75 et 100 de longitude, alors qu’un cyclone est très près du point d’origine, on a reconnu que la vitesse de translation est assez faible et varie de 1 à 5 milles à l’heure, augmentant à mesure que la latitude augmente et que la longitude diminue, c’est-à-dire à mesure que l’ouragan s’avance vers l’ouest.

De 15 à 25 degrés de latitude et de 40 à 75 de longitude, la vitesse de translation varie entre 5 milles et 10 milles ; elle a été trouvée en moyenne de 8,5 milles entre Maurice et la Réunion.

Par les latitudes plus élevées, où l’ouragan accomplit sa course vers le sud-est, la vitesse de translation augmente encore, et peut être supposée de 12 à 18 milles.

Dès que le cyclone est en marche, il projette au loin de vastes sillons circulaires sur la surface des mers, il chasse devant lui les couches d’eau qui se trouvent sur son passage, et produit ainsi un courant dans le sens du mouvement de translation ; courant qui entraîne, pendant un temps toujours trop long, les navires qui ont eu le malheur de se plonger au centre même du cyclone, auquel ils ont alors la plus grande peine à échapper. Ce