Page:Rambosson - Histoire des Météores, 1883.djvu/268

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


portée de l’intelligence de tout le monde, seulement il est bien regrettable qu’ils ne soient pas assez connus.

J’ai pu être frappé de cela plus qu’un autre, car ayant demeuré assez longtemps à l’île de la Réunion, j’ai vu souvent se produire des désastres maritimes que l’on aurait pu facilement éviter.

Je fus heureux de pouvoir contribuer à vulgariser des notions de la plus haute importance. J’ouvris avec empressement les colonnes du journal la Malle, que j’ai été fonder à l’île de la Réunion, à toutes les questions de science ; je donnai en prime, à mes abonnés, la carte sur l’ouragan du 26 février 1860, de M. Bridet, capitaine de port, qui s’occupait activement de ce sujet, et je m’empressai de publier dans mon établissement de typographie et de donner également en prime l’Étude des ouragans de l’hémisphère austral (1861), ouvrage dans lequel M. Bridet a résumé les principaux travaux des savants qui avaient précédemment étudié ces grands phénomènes, en ajoutant des faits à l’appui des lois déjà connues[1].

Dans ces contrées éloignées, j’avais le précieux avan-

  1. Ouvrage in-4°, d’environ 200 pages, avec dessin de M. Roussin, artiste distingué. Pour toutes les raisons que nous venons de dire, c’est cet ouvrage plutôt que ceux énumérés ci-dessus, que nous avons suivi dans les passages qui résument les lois des ouragans, en nous servant, comme cela se fait habituellement dans ce genre de travail, des expressions et des formules de l’auteur lorsqu’elles concourent au but que l’on se propose. Dans le numéro du 17 février 1869 du Moniteur de l’île de la Réunion, M. Bridet s’est plaint de ce que nous n’avions pas indiqué ses travaux ; nous les avons au contraire non seulement signalés, mais toujours loués sans réserve (voir 1re édit. 1869), p. 225, 240, 250), et à la page 22 nous renvoyons au mémoire que nous avons lu à l’Académie des sciences le 2 mai 1864, en tête duquel nous avons mis le passage suivant : « Pendant mon voyage dans la mer des Indes, j’ai pu observer au moins une dizaine de ces terribles ouragans qui portent la désolation sur leur passage : j’ai recueilli nombre de renseignements de la part de capitaines