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VI.

Les voyages de M. Nordenskiöld, jettent un nouveau jour sur ces contrées.

En communiquant à l’Académie des sciences la relation sommaire de l’expédition scientifique à la Nouvelle-Zemble, de juin à août 1875, par le hardi voyageur, M. Daubrée de l’Institut donne l’extrait suivant d’une lettre qui nous paraît d’une haute importance pour la navigation. Il fait remarquer que cette expédition n’a pas seulement une valeur scientifique, mais qu’en exécutant aussi rapidement le trajet de la Norvège à la Sibérie, le courageux investigateur a, suivant l’expression de sa lettre : « atteint le but que les grandes nations maritimes hollandaise, anglaise et russe, ont vainement cherché pendant des siècles, et cela, parce que l’on choisissait une saison inopportune pour la navigation dans ces mers. Quant à moi, dit en terminant M. Nordenskiöld, c’est ma conviction bien arrêtée, qu’une nouvelle route de commerce a été ouverte, fait dont l’importance frappera les yeux de quiconque marquera d’une couleur spéciale, sur une carte de l’Asie, ces vastes pays où les fleuves Obi, Irtisch et Ieniseï, forment avec leurs affluents, autant de grandes voies de communication. »

Des dépêches russes, ajoute M. Daubrée, ont en effet appris l’enthousiasme qu’avait excité à Jenisseick l’arrivée du hardi voyageur suédois[1].

  1. Comptes rendus de l’Académie des sciences, novembre 1875.