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Parmi les causes d’altération de l’air non renouvelé, la principale est la respiration de l’homme et des animaux. Suivant les expériences de quelques savants, l’homme consomme par heure 177 litres d’air, dont l’oxygène se trouve en totalité converti en acide carbonique.

En admettant que l’air soit vicié quand il a perdu le tiers de son oxygène, on voit que la consommation d’un homme serait de 537 litres d’air par heure, 13 mètres cubes par vingt-quatre heures.

Suivant M. Dumas, ces chiffres seraient exagérés, la quantité d’air vicié par homme ne s’élèverait dans les vingt-quatre heures qu’à 8 mètres cubes.

Il est d’ailleurs à remarquer que la transpiration cutanée et la transpiration pulmonaire paraissent avoir une influence prononcée sur l’altération de l’air non renouvelé, à cause des matières animales entraînées par la vapeur aqueuse exhalée. Ces matières doivent avoir une action nuisible, soit par elles-mêmes, soit par l’effet de la fermentation putride qui s’y développe en présence de l’oxygène de l’air.

VII.

Les effets de l’air raréfié des montagnes varient principalement suivant l’âge et l’état de santé des individus. Chez tous la circulation et la respiration s’accélèrent, mais dans des proportions diverses.

Au grand plateau, dans la chaîne du mont Blanc, à