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tions du Saint-Siège, reconnaissant que c’était par leurs soins et leur bonne conduite que les principaux d’entre les jansénistes, revenus enfin à une plus saine doctrine, avaient tout nouvellement offert de se soumettre à tout ce que le Saint-Siège voudrait leur prescrire. Il les exhortait donc à poursuivre un ouvrage si bien commencé, et à chercher les moyens les plus propres pour obliger les fidèles à exécuter de bonne foi les deux dernières constitutions.

L’évêque de Comminges fut fort piqué du mépris que le pape lui avait témoigné en ne daignant pas lui faire réponse. Pour justifier donc et sa conduite dans toute cette affaire, et le procédé des défenseurs de Jansénius, il apporta au roi un nouvel acte signé d’eux, qui contenait des protestations encore plus humbles et plus soumises que celles qu’ils avaient envoyées au pape. Car ils déclaraient par cet acte qu’ils condamnaient sincèrement les cinq propositions, et qu’ils ne les soutiendraient jamais, sous prétexte de quelque sens et de quelque interprétation que ce fût. Qu’ils n’avaient point d’autres sentiments sur ces propositions que ceux qui étaient exprimés dans les cinq articles qu’ils avaient soumis à Sa Sainteté et dont, par son bref, elle témoignait n’être pas mécontente. Qu’à l’égard des décisions de fait, comprises dans la constitution d’Alexandre VII, ils auraient toujours pour ces définitions toute la déférence que l’Église exige des