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Page:Rabelais marty-laveaux 03.djvu/391

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PELISSIER A RABELAIS. 383

fe trauaillent^ mais en fomme quafi la plus grande partie fi incline a l’opinion qu’elle ne foit point defept mois. Par quoy ne pourrait juruuiure, & aducnant d’auanture quelle furuefquit ne l’ejhmeroit point légi- time ne de fept mois ains de neuf a la barbe del Jignor prefidente à Boulogne. Sont encores ceux qui attendent la rejolution du dicl collège ^ ce néanmoins certains icy treuuent, tant pour la raifon d’Hipocrates comme des anciens & de Pline, que ceji enfantement peut arriuer au femeftre & par confequent ejîre vital & légitime, & tous leurs fondemens font que les anciens, non feulement Hebricux mais Arabes & Cal- deens, content leurs mois félon le cours & pérégrina- tion de la lune Ù" félon icelle confidcrent le temps de l’enfant, de forte que toutes & quantesfois que a vng enfantement fe trouuoient fept lunes ils le tenaient pour fepmejlre, comme fe peut voir par ce que Pline en efcript en fan libure feptiefme au chapitre <„ Ù" en Hipocrates au libure de femeftre parle nonobftant que le diéî libure foit corrompu en ce lieu la & par ainji mal traduit par monf. Labro de Vauena. le aurais bien a plaifir que vous m’en mandijjiés voftre aduis, d’autant que la chofe de foy mefmes eft digne d’eftre examinée, & le fieur mente bien que tous les feruiteurs du Roy luy difent le pro- ficiat tout ainfi qu’il a mérité & eft affeàiianné de fa maiefté.

PELISSIER, Eueque de Maguelonne, Ambaffa- deur de François I" à Venife.