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Page:Rabelais marty-laveaux 03.djvu/361

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A MONSEIGNEVR DE MAILLEZAIS. 353

pour plus feurcment dire tenu à Poidiers, par les mefTagers, foubs efpoir d’y gaigner quelque tellon. De ma parc l’entretiens toufiours ledift Parmentier par petits dons que luy enuoye des nouuelletez de par deçà, ou à fa femme, afin qu’il foie plus diligent à chercher marchands ou meffagiers de Poic- tiers qui vous rendent les pacquets. Et fuis bien de cet aduis que m’efcriuez, qui efl : de ne les liurer entre les mains des banquiers de peur que ne fuf^ fent crochetez & ouuerts. le ferois d’opinion que la première fois que m’efcrirez, mefmement fi c’eft d’aifaire d’importance, que vous efcriuiez vn mot audiâ : Parmentier, & dedans voftre lettre mettre vn efcu pour luy, en confideration des diligences qu’il faid de m’enuoyer vos pacquets & vous enuo)’er les miens. Peu de chofe oblige aulcunesfois beau- coup les gens de bien & les rend plus feruens à l’aduenir quand le cas imporceroit vrgente de- pefche.

MoNS’. le n’ay encores baillé vos lettres à Monf’. de Xaintes, car il n’eft retourné de Naples où il eiloit auecques les Cardinaulx Saluiati & Rodolphe : dedans deux iours doibt icy arriuer. le luy bailleray vofdides lettres & folliciteray pour la refponfe puis vous Tenuoyeray par le premier courrier qui fera depefché. l’entends que leurs affaires n’ont eu expédition de l’Empereur telle comme ils efperoient & que l’Empereur leur a dift péremptoirement que à leur requefte & inftance enfemble du feu Pape Clé- ment leur Allié & proche parent, il auoit conftitué Alexandre de Medicis Duc fur les terres de Florence III. 23