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Page:Rabelais marty-laveaux 03.djvu/125

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CHAPITRE XXVIII.

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forcent en place, Cagots tiennent leurs grands iours : forces feifions, ftacions, perdonnances, confeflions, fouettements, anathematifations. le ne veux pour- tant inférer que les Arimafpians foient en cela meil- leurs que nous : mais ie parle à propos. Orça, dift Panurge, couillon cultant & fredonnant, que vous femble de ceftuy-cy, eft-il pas hérétique ? Fr, très. Pan. doibt il pas élire bruflé ? Fr. doibt. Pan. & le plulfoft qu’on pourra ? Fr. foit. Pan. fans le faire pourboullir ? Fr. fans. Pan. en quelle manière don- ques ? Fr. vif. Pan. fi qu’en fin s’en enfuyue ? Fr. mort. Pan. car il vous a trop fafché ? Fr. las. Pan. que vous fembloit il eftre ? Fr. fol. Pan. vous dictes fol ou enragé ? Fr. plus. Pan. que voudriez vous qu’il fuil ? Fr. ars. Pan. on en a brullé d’autres ? Fr. tant. Pan. qui elloient hérétiques ? Fr. moins. Pan. encores en bruflera on ? Fr. maints. Pan. les rachcpterez vous ? Fr. grain. Pan. les faut il pas tous bruller ? Fr. faut. le ne fçay, dilt Epiifemon, quel plaifir vous prenez, raifonnant auecques ce mefchant penaillon de moyne : mais fi d’ailleurs ne m’elfiez congnu, vous me créeriez en l’entendement opinion de vous peu honorable. Allons de par Dieu, dift Panurge, ie l’emmenerois volontiers à Gargantua tant il me plaid : quand ie feray marié il feruiroit à ma femme de foui. Voire teur, dill Epiftemon, par la figure de Tmefis. A celle heure, dill frère lehan, en riant, as tu ton vin, pauure Panurge, tu n’efchappe iamais que tune fois cocu iufques au cul.

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