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Page:Quinet - Œuvres complètes, Tome VIII, 1858.djvu/399

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les plus vermeilles, puis celles de la nuit, les mieux parées. Allons les voir sur le chemin, avant qu’elles soient toutes passées.



Chœur Final.

Tout finit par un accord. Le mystère est clos. En emportant leurs sièges, les dieux déjà s’en sont allés. Spectateurs, rentrez aussi, sans bruit, comme auparavant, chacun dans votre peine commencée, où votre vie doit s’user.

A travers monts et vaux, en haut, en bas, ainsi qu’un cavalier chargé de messages, notre harmonie, sans peur, a monté, est descendue, a passé, a rebondi. Du front, elle a heurté l’abîme ; l’abîme la répète ; et puis le ciel ; et plus bas l’étoile ; et plus bas la terre, sur sa corde qui se brise. En rentrant chez vous, écoutez encore ce murmure de l’infini qui gronde après nous, - et ce soupir, - et ce silence, - et ce son qui surnage ; - et, à cette heure, plus rien ; - non, rien, ai-je dit ; - et, dans ce rien sonore, un mot encore, là-bas, qui vibre éternellement, - et éternellement s’évanouit.