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Page:Quinet - Œuvres complètes, Tome VIII, 1858.djvu/333

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Viens apprendre le secret de la mort.



Le Docteur.

Dans une heure, avant ce soir, j’aurai trouvé le dernier mot de la science.



L’Ange.

Il n’y a plus ni heures, ni journées. C’est là son premier mot. Demande-le à cet enfant qui ressuscite.



Le Poète, dans son cercueil et à demi ressuscité.


Mon cœur seul se ranime dans mes os. Il bat déjà dans ma poitrine, et ma poitrine est encore froide ; mes yeux voient déjà celle que j’adorais, quand j’étais quelque chose ; et mes yeux sont encore pleins de la terre du cimetière. Pourquoi, mon cœur, es-tu ressuscité si vite, sans seulement attendre que la lumière ait réchauffé ma place ? Oh ! Que ferais-tu maintenant, si j’allais retourner d’un pas dans l’éternelle mort ?


Mille images que j’ai rêvées, quand je vivais sur terre, reparaissent autour de moi. Pourtant, il n’y en a qu’une qui me ferait encore, tout mort que je suis, palpiter et pleurer.

Chœur Des Femmes Ressuscitées.

Celle que tu cherches, comment la reconnaîtrais-tu ? Toutes, nous portons au cœur la même plaie : c’est, si tu le connais, le mal que rien ne guérit, ni les sim