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Page:Quinet - Œuvres complètes, Tome VIII, 1858.djvu/223

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chel.

à présent, voici la cigale qui rentre.



Ahasvérus.

Encore un peu, quand l’étoile paraîtra.



Rachel.

Voilà l’étoile qui paraît.



Ahasvérus.

Encore un jour. Demain vous la saurez. Montrez-moi seulement que je ne suis plus un étranger pour vous.



Rachel.

Que faut-il faire ?



Ahasvérus.

En nous quittant, une seule fois, à l’heure d’adieu, quand rien ne nous entend, ange d’amour, dis-moi : tu.



Rachel.

Moi ! Vous me mépriseriez.



Ahasvérus.

Plus bas, si tu veux, que l’étoile qui cherche son miel d’or, plus bas que la fauvette qui plie son col pour dormir, plus bas que la cigale qui ferme son aile.



Rachel.

Je ne pourrai plus lever les yeux de terre.



Ahasvérus.

Une seule fois, la première et la dernière.



Rachel.

Non, je n’oserai jamais.



(elle sort.)



Ahasvérus, seul.

Ne marche pas plus loin, Ahasvérus. Va, ton