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Page:Quérard - La France littéraire, t. 1, 1827.djvu/14

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xii’’DISCOURS’

tiques ; n’en sera pas moins piquante, et troppiquante sans doute pour celui qui verra montrer au grand jour les enfants méconnus d’une muse trop long-temps prostituée. L’agioteur qui fait : de’la littérature métier et marchandise, aura peut-être à rougir à l’inspection de son bilan littéraire, tandis que lé vrai savant ïie : pourra se défendre/d’un noble orgueil en retrouvant fidèlement éhumérés tous Ses titres à la. gloire et à ; Ia.reconnaissance de ses concitoyens ;

Il faut l’avouer, si jamais la France n’a possédé plus’dé ces Iiommes désintéressés, dont ; tous les travaux, tendent à l’amélioration et au —bien-être de leurs Semblables, en même : temps qu’à l’exaltation de leur patrie, jamais aussi elle n’a.compté autant de courtiers littéraires ; Nous avons senti combien ; nos louanges Seraient restées au-dessous des premiers, et nous attendons de’là juste indignation de ; quelques ; grands écrivains, ; des parolesflétiissantes pour ces ; Grésus qui se disent auteurs de livres kcquïS dfe" talents encore ignorés ; pour —ces écrivains qui n’aspirent ; à une réputation quepour la vendre à prix d’or ; en accolant leurs îionis à des entreprises mercantiles, dont ils ne revoient pas même les 1 épreuves ; pour ceux qui,’annonçantf avec crampe ; d’utiles entreprises, en abandonnent les rênes à des mains inhabiles ; pour ceux quilancent : dans le monde— de plats —écrits de leur.façon sous le nom des plus célèbres-littérateurs étrangers, ouequirempruntant quelques productions estimables’de ces.111611165 auteurs’ étrangers, osent s’en prétendre les auteurs, - : ; ! ; pour ceux, —surtout£ dont la souple faconde s’est échauffée ou refroidie en raison : dé Félévatiori ou du déclin de l’astre qui les inspirait. Quant à’nous/ simple"’,.greffier dans ce grand —procès, ; nous ne pouvons qu’eu mettre, autant que possible, toutes les pièces sous les yeux ; dû public, notre juge souverain, dont les arrêts sont sans appell ; ; —

Considéré comme bibliographie nationale : , nôtre ; livre ;, d’un usage général et journalier, ne doit pas être confondu avec ces recueils qui embrassent les produits de Fart typographique de tous lés lieux et de tous les âges, encore moins avec ceux qu’on publié . pour satisfaire la ridicule passion d ; un petit nombre de bibliomaiies, qui, — dans la composition de leursbibliothèques, ont moins’égard au mérite d’un ouvrage et à l’exactitude de l’édition qu’à la beauté de l’exemplaire, et même de la reliure : , et qui souvent accordent moins de prix à ; un chef-d’œuvre qu’à un livre singulier. J :