Page:Poe - Les Poèmes d’Edgar Poe, trad. Mallarmé, 1889.djvu/105

Cette page n’a pas encore été corrigée


La journée la plus heureuse, l’heure la plus heureuse, mon cœur atteint et fané l’a connue. — Le plus haut espoir d’orgueil et de puissance, je sens qu’il est passé.

De puissance ! dis-je ? oui ! je me le figure, mais il y a longtemps que c’est évanoui ; hélas ! les visions de la jeunesse ont été, qu’elles fuient.

Orgueil, qu’ai-je maintenant à faire avec toi ? Un autre front peut bien hériter du poison que tu m’as versé : sois tranquille, mon esprit.