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je ne pus les nourrir que de souris (les souris sont à bon marché) ; mais ils remplirent le commandement de l’Écriture d’une façon si merveilleuse, que je finis par comprendre que ce que j’avais de mieux à faire, c’était d’être libéral, et ainsi je leur accordai huîtres et tortues. Leurs queues, au taux législatif, me procurent aujourd’hui un honnête revenu ; car j’ai découvert une méthode avec laquelle, sans avoir recours à l’huile de Macassar, je puis arriver à quatre coupes par an. Je fus enchanté de découvrir aussi, que ces animaux s’habituaient bien vite à la chose, et préféraient avoir la queue coupée qu’autrement. Je me considère donc comme un homme arrivé, et je suis en train de marchander un séjour de plaisance sur l’Hudson.