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écrit, et que c’est ici une variante, en style figure, du titre des fameuses ἀντιλογίαι de Protagoras. Je repousse toutes ces conjectures. Platon s’exprime ici trop positivement, et il est bien plus raisonnable d’expliquer Platon et Diogène l’un par l’autre, que de les accuser tous deux sans aucun fondement. Les sophistes enseignaient tous les arts. Par exemple, dans l’Enthydème, on voit qu’Euthydème et Dionysodore savaient fort bien se battre, armés de toutes pièces, et qu’ils l’enseignaient à qui les payait, p. 362 de notre traduction, t. III, et surtout p. 365 : « Ils ont une parfaite connaissance de l’art militaire,, de tout ce qu’il faut à un bon général pour bien commander une année, la ranger en bataille et lui faire faire l’exercice. »

Pages 232-233. — Eh bien ! étranger, que dire d’un simulacre, sinon… Bekker, p. 176,

Ici je suis Bekker contre Schleiermacher et Heindorf. Le vice radical de la ponctuation de Schleiermacher, c’est de donner au jeune Théétète la reprise: ἀλλ’ ἔστι γε μήν, reprise qui ouvre une autre voie au raisonnement et conduit à une conséquence opposée à la précédente. C’est l’auteur de cette remarque qui est le vrai chef de la conversation. Car elle contient d’avance la conséquente extrême : donc l’apparence, ce qui paraît être, n’est pas réellement un