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coudre, métiers dont celui du cordonnier forme la partie la plus importante.

LE J. SOCRATE.

Très bien.

L'ÉTRANGER.

Nous avons écarté également l’art du pelletier, qui apprête des couvertures d’une seule pièce, la construction des abris, et tous les arts qui, dans l’architecture ou l’art de bâtir en général, comme dans tous les autres, servent à nous garantir des eaux. Nous avons encore laissé de côté tous les arts de clôture dont les ouvrages nous défendent contre le vol et les actes de violence, ceux qui fabriquent les couvercles et donnent aux portes leur solidité, et qui sont des divisions de l’art de clouer. Nous avons aussi retranché la fabrication des armes, qui est une partie de l’art si vaste et si divers de préparer des moyens de défense. La cuisine elle-même, qui se rapporte à la confection des remèdes, nous l’avons dès l’abord mise toute entière à l’écart, et nous n’avons conservé, du moins on pourrait le croire, que cet art unique, objet de nos recherches, qui nous garantit des intempéries de l’air, en nous fournissant un rempart de laine, et dont le nom est l’art du tisserand.

LE J. SOCRATE.

Oui, certes, on peut bien le croire.