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Ficin a fait ici un contre-sens ridicule : in quo sane prisci homines, quamvis mansuete et humaniter nobis consuluerint. Ast croit le texte altéré, et propose de lire, à la place de ο)ῦν ἐλέγομεν, ὧν ἐλέγομεν, et de sous-entendre αἰτιρι. Changement pour changement, je préfère οὓς ἐλέγομεν. Οὖν vient ici de I’οὖν de la phrase suivante : ἡ δ’οὖν ἀλφ...


Page 8. — À l’égard du juste, du bon, du beau, et des autres choses semblables, quiconque ne les connaît point et ne les a pas saisis par une opinion vraie, n’en saura jamais rendre compte d’une manière satisfaisante pour lui-même et pour autrui. Bekker, p. 348 : καὶ τό γε δὴ δίκαιόν τε καὶ ἀγαθὸν καὶ καλὸν καὶ πάντα τὰ τοιαῦτα οὐδείς ποτε μὴ γιγνώσκων, ἀληθοῦς δόξης ἐπιλαβόμενος, διαριθμήσεται πρὸς τὸ ἑαυτόν τε καὶ ἕτερον πεῖσαι τὸ παράπαν.


Grou traduit διαριθμήσεται par n’en fera jamais l’énumération ; c’est plutôt n’en saura jamais rendre compte. Ce sens de διαριθμεῖσθαι est donné par le Scoliaste de Runkhen et par Hesychius ; διαριθμεῖσθαι est alors pour διαλογίζεσθαι. Il ne faut pas traduire, avec Ast : numquam ita RES dijudicare et sane quid de HIS statuere. Le régime de διαριθμήσεται est τὸ δίκαιον καὶ ἀγαθόν κ. τ. λ., celui de γιγνώσκων, et non pas un régime sous-entendu. Dans tous les exemples cités par Ast, et tirés de Platon, il y a toujours un régime positif.


Page 8. — Allons plus loin, et observons comment nous avons appris à compter. Dites-moi d’où nous vient la connaissance de l’unité et du nombre deux, à nous les seuls de tout l’univers doués naturellement de la capa