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très souvent après la castration alors que les plaies commencent à se cicatriser et que les animaux sont mis à un courant d’air.

Quant aux effets de l’air sur les plaies, il faut convenir qu’on en a exagéré les inconvénients. Cependant il est certain qu’ils exercent une action irritante, et qu’ils peuvent faire échouer certaines opérations, celles par exemple que l’on pratique par la méthode sous-cutanée. On lui a encore fait jouer un rôle dans l’altération du pus, dans le développement de la fièvre hectique, après l’ouverture des grandes collections purulentes.

Enfin, une dernière circonstance, dont l’influence est plus marquée sur le résultat des opérations, c’est la manière dont sont faits les pansements. Les vices des pansements peuvent faire échouer la plupart des opérations sanglantes ; ainsi par exemples toutes les opérations qui nécessitent l’arrachement de la parois du sabot du cheval ; un pansement trop serré peut occasionner des mortifications des parties sous jacentes et entraîner de graves accidents. Nous pourrions démontrer par une foule d’exemples l’importance extrême d’un pansement bien fait. Nous dirons d’une manière générale, que toutes les parties d’une plaie sont solidaires et doivent marcher ensemble vers le même but ; si tous les points ne se trouvent pas dans les mêmes conditions, la cicatrisation ne peut s’effectuer.

Pour rester fidèle au plan que nous avons adopté dans la première partie de notre travail, nous devrions exposer les caractères généraux des accidents consécutifs et indiquer, d’une manière générale, les moyens curatifs qui leur sont applicables, mais il nous faudrait pour cela établir une classification méthodique de ces accidents, analogue à celle que nous avons donnée à propos des accidents primitifs.