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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/54

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la chronique

et le sentiment amer de la défaite mais ses actes n’ont en aucune circonstance revêtu le caractère qu’on s’est avisé plus tard de leur prêter. Il est avéré au contraire que la détente franco-allemande au lieu d’avoir été entravée par lui fut, comme nous venons de le dire, plutôt aidée. Et notamment en ce qui concerne ce commandement du feld-maréchal de Waldersee sur les troupes internationales en Chine, on peut dire qu’aucun ministre français n’avait encore donné un pareil gage de conciliation et marqué à ce point le désir d’entretenir de bons rapports avec l’empire allemand.

On a parlé également de griefs personnels qu’aurait eus l’empereur contre certains procédés du ministre. Mais il faudrait ici sortir du vague. On n’en peut citer qu’un. M. Delcassé s’étant rendu à Pétersbourg serait allé et venu sans s’arrêter à Berlin. Ce reproche ne tient pas debout. C’eût été à l’empereur à provoquer, par une invitation en règle, l’arrêt de M. Delcassé dans sa capitale car, en vérité, la visite du ministre des Affaires Étrangères de la République Française aurait pris autrement un caractère sensationnel, de nature ; déplaire à Pétersbourg où la chancellerie comme on sait s’inquiétait volontiers du moin-