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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/32

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la chronique

ronnes royales de Hongrie et de Bohême. La mort du vieux souverain apparaît comme l’échéance inévitable. Il faut se préparer.

Or ces Allemands, aujourd’hui sujets de François-Joseph et demain de Guillaume ii, ce ne sont pas des Prussiens ni des protestants ; ce sont des catholiques et des Bavarois. Leur adhésion fera de la catholique Bavière une puissance de premier ordre, l’égale de la Prusse et sa rivale dans le gouvernement de l’empire. Ce gouvernement, nous l’avons vu, c’est la Prusse qui l’exerce. Il suffit de songer à ce que deviendraient le Reichstag et le Bundesrath le lendemain d’une pareille transformation pour se rendre compte du péril qui menace l’équilibre actuel de l’Allemagne impériale, de cette Allemagne où la Prusse domine en droit et en fait et où l’empereur ne peut gouverner sans que cette double domination soit maintenue.

Pour sortir de l’impasse.

Une guerre extérieure, rapide, triomphale, ne serait-elle pas un remède ? Ne permettrait-elle pas au chef de l’empire de porter la main sur des