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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/148

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la chronique

Ouargla. Personne n’avait plus osé suivre cette dernière route depuis le colonel Flatters et il faut que ce soit un touriste venu directement de Blois, ne connaissant pas le premier mot de l’Algérie, qui entreprenne des courses auxquelles, il y a quelques mois, on me défendait de me risquer avec moins de soixante hommes. Quelle leçon pour les timorés que la désinvolture de ce M. de Troberville allant tranquillement fumer sa pipe en compagnie d’un seul guide, sur les grands chemins du Sahara ». Il est bon de faire observer qu’il ne s’agit pas là des régions dangereuses en vue de la traversée desquelles le colonel Flatters jugeait utile d’emmener une forte escorte. Autant l’imprudence avait été grande de le laisser partir pour l’Aïr sans précautions suffisantes, autant la prudence était exagérée d’interdire au commandant d’El Golea d’explorer le pays environnant avec quelques hommes.

Reprise des explorations.

Ce régime aurait duré indéfiniment si un membre du Comité de l’Afrique française, M. Renoust des Orgeries, ancien inspecteur général des