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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/112

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la chronique

sentent quelques dunes et quelques plages marécageuses. La culture dominante est celle des céréales ; des vignes croissent aussi et des oliviers avec quelques bois de chênes-liège. La deuxième zone s’élève de 300 à 600 mètres d’altitude ; elle contourne le Rif, englobe la région où se trouve Fez, se rétrécit ensuite, puis s’élargit fortement autour de Marrakech. C’est une région d’élevage coupée d’espaces désertiques d’où le vent a enlevé toute trace de terre végétale laissant apparaître la pierreuse ossature primitive. De véritables oasis y surgissent par endroits selon que la nature y a facilité ou non une bienfaisante irrigation. La troisième zone est celle des forêts de thuyas et de chênes-verts. Elle s’étend jusqu’à la base des montagnes ; dans les parties déboisées un vent desséchant supprime toute végétation herbue.

Pour se rendre compte du degré de prospérité auquel pourra, dans la suite des temps, atteindre le Maroc, il convient de remarquer à quel point le système hydrographique y est complet et harmonieux. Sans parler d’innombrables cours d’eau de minime importance, la Moulouïa, le Loukkos, le Sebou, l’Oum er-Rbia, le Tensift, le Sous, le Draa sont des fleuves d’un long par-