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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/103

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de france

Enfin l’unité morale de la France se consolidait clairement, les fissures de la veille se rebouchaient ; une notion précise des exigences du sentiment national prévalait ; et ce n’était pas un des signes les moins caractéristiques de ce mouvement que la présence à Londres et à Madrid, aux côtés d’Édouard vii et d’Alphonse xiii, de la municipalité parisienne conduite par son président, M. Paul Brousse, un socialiste.

Retour offensif.

Guillaume ii en ressentit de la mauvaise humeur et se laissa aller à prononcer des paroles graves. La révolution russe battait son plein. La France se trouvait de nouveau privée du concours de son alliée et, de plus, n’était-elle pas pour quelque chose, avec son maudit passé révolutionnaire, dans le fait de cette rébellion, tragique pour le tsarisme mais inquiétante aussi pour les pays limitrophes ? Dans le temps que le chef de l’État français recevait à Madrid et à Lisbonne des ovations répétées, l’empereur d’Allemagne prononça successivement à Dresde et à Berlin, deux harangues enflammées. « Donc, s’écria-t-il,