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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/102

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la chronique

relâchée malgré les nombreuses invitations que M. Jaurès avait adressées dans ce sens à ses concitoyens. En partant pour l’Amérique et de nouveau à son retour, M. Witte s’était abouché avec les membres du gouvernement de la République et lui, grand partisan d’un rapprochement russo-allemand, avait tenu à proclamer le caractère fondamental de la Duplice que rappelait de son côté la Novoié Vremia, le moins francophile des journaux russes.

L’Espagne ? Elle fit au président Loubet un accueil tellement chaud, tellement enthousiaste qu’il fallut bien y voir la résolution de ne laisser aucune question — pas même celle du Maroc — porter atteinte à l’amitié franco-espagnole. Quant à une modification de la politique anglaise provenant de la démission — maintenant probable — du cabinet conservateur et de son remplacement par un cabinet libéral, il n’y fallait pas compter. Les déclarations faites par les chefs de ce dernier parti indiquaient qu’en dehors de leurs sentiments personnels, ils estimaient nécessaire de rassurer l’opinion et de protester au préalable devant elle de leur ferme resolution de maintenir l’entente avec la France.