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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/208

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la chronique

proposa de l’échanger contre le palais Mancini et les difficultés de détail ayant été aplanies, en grande partie par le zèle de Suvée, l’échange eut lieu. Depuis lors, c’est dans cette admirable demeure que s’est écoulée l’heureuse existence des « prix de Rome » et la perspective d’y séjourner n’a pas cessé d’exercer une irrésistible séduction sur de nombreuses générations d’artistes, peintres, sculpteurs, architectes et aussi musiciens car la musique fut admise, tardivement il est vrai, au rang des arts dont Rome peut favoriser l’inspiration. Cette adjonction, d’ailleurs, a soulevé de très vives critiques et la musique romaine n’est pas, en effet, de celles qui dominent sans consteste et s’imposent à tous ; mais constater que parmi les pensionnaires musiciens se trouvèrent Hérold, Halévy, Berlioz, Gounod, Bizet, Massenet, Saint-Saëns, Théodore Dubois équivaut à justifier de la valeur de la section de musique ; ce furent là les dignes émules de David d’Angers, d’Henri Regnault, de Cabanel, de Barrias, de Charles Garnier, de Luc-Olivier Merson, des Benouville, d’Antonin Mercié, de toux ceux qui sous la direction successive d’Horace Vernet, d’Ingres, de Robert Fleury, d’Hébert, de Lenep-