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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/105

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secrète ; quel qu’ait été le nombre de ceux qui y ont participé, ils n’agissaient au nom d’aucun parti ni d’aucune association politique définie ; la résistance était donc aisée. Le président du conseil n’essaya même pas de se soustraire à un joug aussi inquiétant pour lui qu’inattendu pour l’opinion. Il se borna — toujours comme le roseau qui, après avoir cédé au vent, se redresse fièrement — à accentuer le ton de ses harangues et à proférer des menaces vers les quatre points cardinaux, comme pour donner confiance à ceux dont il acceptait si bénévolement de servir les passions sectaires ou les intérêts inavouables. Depuis lors, aucune capitulation ne lui a coûté et chaque capitulation a été suivie d’une recrudescence dans la violence de son langage et dans la brutalité de ses actes. Ayant pris le pouvoir avec le dessein hautement proclamé d’appliquer la loi sur les associations telle que M. Waldeck-Rousseau l’avait rédigée et fait accepter par le parlement, M. Combes a si bien surenchéri sur toutes les dispositions de cette loi, quand il n’a pas consenti même à les contredire, qu’aujourd’hui, il ne reste rien du texte primitif, en ce qui concerne du moins le régime imposé aux congrégations. Celles-ci, auto-