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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/63

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ment[1] éludait la question au moyen d’une véritable hypocrisie. Le mot de congrégation n’était pas prononcé ; les congrégations y étaient implicitement désignées comme étant des sociétés « impliquant renonciation aux droits qui ne sont pas dans le commerce » c’est-à-dire à la liberté individuelle et aux privilèges qui en découlent. La rédaction définitive est beaucoup plus nette et plus franche. Les congrégations y sont considérées à part des autres associations et à tout esprit indépendant, cette distinction apparaîtra parfaitement légitime. M. Viviani a pu dire en toute vérité : « L’association repose sur le contrat : la congrégation repose sur des vœux, c’est-à-dire sur une théorie négative du contrat. Une association est un groupement volontaire qui, fondé sur le contrat, comporte par là même entre tous les associés la liberté et l’égalité. La congrégation est un groupement qui, fondé sur un pacte d’obéissance ne comporte entre ses adhérents ni égalité ni liberté. » En dehors même de ces dissemblances constitutives, la vie en commun et la

  1. Voir la Chronique de 1900, page 37.