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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/269

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François le Champi sur un théâtre rustique. Les orateurs, en discourant devant la statue de la grande artiste, ont bien été forcés de reconnaître que ses romans ont cessé de s’écouler en éditions pressées. Mais quoi ! N’est-ce pas là le sort commun à tous ceux qui écrivent ? Par contre, ils ont pu louer la persistance rare de l’estime dont on entoure George Sand. Ceux-là mêmes, qui ne l’ont guère lue, savent d’elle quelque chose : la clarté, la souplesse, le coloris de son style, la noblesse de son caractère, sa passion de l’idéal, son large optimisme. Surtout ils savent, qu’avec tant de qualités viriles, elle conserva une âme de femme. Rien n’est mieux fait pour forcer la sympathie.

Nous avons déjà parlé de M. Berthelot, au début de ce volume, à propos de la philosophie dont il est le représentant le plus attitré et qui jouit présentement d’un grand crédit dans certaines sphères éclairées aussi bien que parmi les masses. Mais c’est moins au philosophe qu’au savant que s’adressaient les hommages unanimes dont M. Berthelot fut l’objet le 25 novembre 1901. On célébra ce jour-là son jubilé scientifique, c’est-à-dire le cinquantième anniversaire de sa première découverte.