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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/242

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la chronique

diquent les titres ; dans la réalité, les souvenirs évoqués se rejoignent presque de part et d’autre ; ils se prolongent bien au delà des « premières années » de l’illustre philosophe et précèdent de beaucoup « le soir de sa journée ». Mais les titres ne sont pas trompeurs quand même, car les chapitres captivants sont ceux dans lesquels apparaissent le petit breton timide et songeur auquel le curé de son village apprend les premiers éléments du latin et l’orateur septuagénaire qui recueille, à la conférence de Berlin, l’ovation enthousiaste des représentants de toutes les nations. Jules Simon parlait volontiers de son enfance et de son éducation, rendue pénible par des revers de fortune ; mais jamais il n’en avait donné un récit à ce point détaillé et les monographies du village breton de Saint-Jean-Brevelay et du collège de Vannes, tels qu’ils étaient sous la Restauration, ne sont pas seulement des tableaux d’un art admirable par son émouvante simplicité : ce sont encore des documents curieux pour l’historien et le sociologue. Le principal résultat moral de cette publication sera d’auréoler plus brillamment dans la mémoire des hommes la physionomie de l’auteur. La foule ignore ce que la douceur peut receler de