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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/238

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la chronique

sonnables de façon régulière, un moteur doit avoir en quelque sorte des réserves dont il a besoin d’ailleurs pour monter une côte. La seule solution pratique devant laquelle recule la routine administrative, ce serait d’interdire aux autos tout moyen d’appel autre que la voix : quiconque a monté un motocycle ou une voiture dont la corne ne fonctionnait plus, a pu se rendre compte à quel point l’absence de cet instrument rend prudent ! Les autos se rangent actuellement en quatre catégories ; motocycles, voiturettes, voitures légères, grosses voitures ; et les moteurs sont de trois types : essence, vapeur ou électricité. L’avenir de l’automobilisme paraît être le camionnage urbain et suburbain auquel il apporte des ressources précieuses et uniques — le tourisme qui ne comporte pas, en soi, de grandes vitesses, car où serait alors sa supériorité sur le chemin de fer ? — et enfin le transport journalier du business man de la banlieue où il réside dans la ville où il a ses bureaux. En tout état de cause, l’automobilisme est une industrie d’extension certaine et la France ne se repentira pas de s’y être engagée la première.