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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/234

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la chronique

gare et l’ancienne gare-terminus s’opère par traction électrique. La locomotive électrique de l’Orléans pèse de 45 à 46 tonnes, chargée ; elle peut démarrer un train de 250 tonnes sur une rampe de 11 millimètres et franchit les 4 kilomètres du trajet en 7 minutes, avec le train de 250 tonnes. La principale difficulté est venue de ce que l’usine pouvait être placée à moins de 5 kilomètres de la gare : il a donc fallu un courant à haute tension transformé ensuite en courant continu dans deux sous-stations où se trouvent également de puissants accumulateurs destinés à fournir l’éclairage, le supplément d’énergie nécessaire pour le démarrage et enfin de quoi assurer le service des trains pendant quelque temps si un accident vient à interrompre la production. Sans qu’ait été réalisée l’invention nouvelle qui lui permettrait de triompher sans conteste, on peut dire que la traction électrique est entrée dans le domaine pratique et il est probable qu’elle n’en sortira plus.

L’aérostation est un peu dans le même cas, encore qu’elle ne soit praticable jusqu’à nouvel ordre que par des millionnaires ou par des gens peu pressés. C’est encore dans le pays des Mont-