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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/220

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la chronique

ments à opérer sur place ; or, ces machines venant de différentes maisons n’avaient pu être montées avec la même exactitude que si leur installation eût dépendu uniquement des organisateurs de l’Exposition.

L’électricité était donc bien la reine de la fête ; et même elle jouissait d’un palais à elle ; et elle possédait encore un trône. Seulement son palais avait le grand tort de n’être point isolé et de ne pas s’imposer au regard par une architecture appropriée ; et son trône avait le tort plus grand de se trouver dans le sous-sol. C’était le « tableau ». M. Max de Nansouty a conté en termes pittoresques sa visite au Tableau, un soir de fête[1]. « Figurez-vous, dit-il, une sorte de grande armoire à neuf panneaux correspondant aux neuf circuits principaux de distribution du courant électrique : comme aspect intérieur, une grande plaque de marbre qui formerait volontiers le fond d’un superbe lavabo ; des ornementations moulurées l’entourent agréablement.

  1. L’Année Industrielle par Max de Nansouty. 1 vol. Paris, Juven.