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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/214

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la chronique

à Athènes, soit 2.176 milles. La dépense serait : pour le réseau de l’Atlantique de 144.500.000, — pour celui de l’Océan Indien, de 42 millions, — pour celui des mers de Chine, de 38.500.000 et, enfin, pour la Méditerranée de 10.300.000. Plus tard, le réseau de Chine serait complété par l’établissement des lignes d’Amoy à Shanghaï, de Shanghaï à Port-Arthur, d’Haïphong à Kouang-Tchéou-Ouang et de Kouang-Tchéou-Ouang à Macao, et, surtout, par l’immersion d’un câble direct de Saïgon à Marseille.

On peut voir que le projet emprunte les territoires du Portugal, de la République Argentine, des Pays-Bas, de la Chine, de la Russie, de la Grèce et de la Turquie ; les autres nationalités ont toutes été soigneusement évitées. La longueur totale du réseau sera de 26.657 milles, plus 347 à terre, et les dépenses approximatives de 235 millions 1/2. Les recettes, évaluées très au bas mot, se monteraient à 4.530.000 et les frais d’exploitation s’élèveraient à 12.172.000. Il faudrait donc que l’État inscrivit à son budget 7.640.000 de subvention annuelle. On demanderait 1 million 150.000 francs aux colonies (800.000 francs à l’Indo-Chine, 120 à Madagascar, 80 à la Réunion,