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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/198

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la chronique

du général Galliéni, gouverneur général, que d’emprunter aux statistiques officielles, des chiffres comme ceux-ci : en 1896, le commerce général de Madagascar était de 17.593.882 francs. En 1897 il atteignait 22 millions ; 26 en 1898 ; 35 en 1899. En 1900 enfin, il se montait à plus de 51 millions dont 42 pour le commerce avec la métropole, en augmentation de 10 millions 1/2 sur l’année précédente.

Les dépendances de Madagascar sont assez nombreuses ; il y a les petites îles de Sainte-Marie et de Nossi-Bé situées l’une sur la côte orientale, l’autre sur la côte occidentale, les îles Glorieuses, l’île de Mayotte, fertile et bien située sur la route des caboteurs arabes, qui desservent la côte d’Afrique et entourée de récifs de corail qui en font un abri sûr, enfin l’archipel des Comores, placé depuis 1886 sous le protectorat de la France et qui présente au point de vue de la culture et de l’élevage des ressources considérables.

À environ 180 lieues de Madagascar, du côté de l’Est, se trouve l’île de la Réunion qui appartient à la France depuis 1643. Peuplée de 170.000 habitants dont plus de 120.000 sont Français, la Réunion est une colonie florissante qui fait avec la