Ouvrir le menu principal

Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/180

Cette page a été validée par deux contributeurs.
168
la chronique

de la baie de Tadjourah le principal entrepôt du commerce Éthiopien.

Algérie et Tunisie.

Le grand malheur de l’Algérie, c’est d’avoir commencé par être une colonie militaire, d’être devenue une colonie politique, mais de n’avoir jamais été, à aucun moment, une colonie coloniale. Sous le régime militaire, du moins, elle rendait à la métropole un service signalé bien que coûteux : elle lui préparait une armée solide, aguerrie, entraînée ; en même temps, l’administration militaire peu propice aux colons européens qu’elle voyait de mauvais œil et dont elle décourageait volontiers les entreprises, avait l’avantage de mieux assurer l’ordre et la sécurité et de mieux s’adapter aux mœurs indigènes. L’heure avait assurément sonné d’établir en Algérie une administration civile, lorsque la République réalisa cette réforme ; mais il fallait que la nouvelle administration fut coloniale au lieu d’être métropolitaine. Nul n’y prit garde. L’Algérie était divisée en trois départements Français ; on les traita comme tels. Der-